Apprivoiser dans la vie la mort

Ala vie A la mort; faire de la mort l'alliée du sens, des valeurs et de la profondeurJe sais que le sujet, à beaucoup pourrait paraître sombre, cependant il s’agit d’en révéler la Lumière.

L’idée ici n’est pas de vous vendre un salut post-mortem, car que peut-on espérer de la mort une fois mort ?!
Mais plutôt d’apprendre plus vivant que jamais, à apprivoiser la mort.
C’est vivant qu’on dépasse  la peur de connaître la mort.

La petite mort

Vous connaissez  toutes et tous ces petites morts dans le lâcher-prise qui vous libèrent des chaines et des pressions que vous vous mettez.

Dès que vous lâchez l’affaire, vous n’y êtes plus attaché. Vous mourrez  à cette part de vous-même accrochée, enfermée dans la chose.
Et tout devient plus fluide, plus serein, léger.

Et là, vous vous êtes  auto-compassionné, pardonné, autorisé et aimé, vous vous êtes abandonné dans le sens le plus noble, à travers cette petite mort, à plus de Vie.

 Le détachement : savoir mourir

la mort, comment dépasser la peur de la mort

La mort est une chose inévitable. Nous sommes en droit de souhaiter qu’il nous soit accordé cette grâce aussi de mourir en paix.

Et cela peut-il être sans agir,
sans œuvrer de notre vivant à cette paix ?!

Les choses sont simples, les amis ! au delà de l’apparente difficulté à les voir

Si nous voulons bien vivre, nous devons savoir mourir et, dans la vie, avec la mort apprendre à marcher, en faire l’alliée du sens,  des vraies valeurs et de la profondeur.

La mort est inséparable de la vie, un passage obligé qu’il n’est pas opportun d’ignorer.

Car  savoir mourir de son vivant est la voie de détachement le plus profond qui permet, au delà de toute théorie spiritualiste,  de  conscientiser, de réaliser ici, sur terre et dans la matière, dans notre corps,  une part d’immortalité, en nous ouvrant à la joie, à la beauté d’Être, de créer, de lire et d’écrire par delà la mort.

Savoir écrire la fin de l’histoire dans la plénitude du travail accompli

Je regardais un film l’autre soir pour me distraire un peu.
Peu importe lequel !

C’était l’histoire d’un vieil homme qui avait de longues années durant, aidé ses clients à dénouer leurs affaires. Puis, il s’était retiré  dans une belle propriété au bord de la mer, où un sentiment d’incomplétude et de vive culpabilité était venu le hanter; celui de n’avoir pas su, par peur de l’affronter, mettre au propre et tirer au clair le sens et la leçon essentielle de sa propre vie.

Bien qu’il  perdait la mémoire, et qu’il lui restait peu de temps pour dénouer sa propre histoire, il décide d’inviter la lumière en  couchant sur le papier  et dans les moindres détails les événements, les ressentis. Il  plongeait au cœur brisé de  sa tourmente et de ce qu’il avait fui.

Le destin lui vint en aide et il écrivit la fin de sa vie en libérant tout l’amour qu’il avait manqué de donner et de recevoir.

C’est ainsi qu’il put célébrer dans la paix et le sentiment du travail accompli, son départ.

Le sens du travail accompli est un peu celui des valeurs et des qualités acquises dans l’apprentissage de cette vie, la mémoire des leçons comprises à des degrés variables, celles qu’on a réussi à appliquer pour mieux être et vivre avec soi même et les autres, celles que la vie n’aura plus besoin de vous répéter, ce que vous emmenez et que vous avez intérieurement édifié.

C’est une construction intérieure. que la mort, si elle vous enlève  tout le reste, votre corps physique sur lequel vous vous êtes appuyé, ne peut pas vous prendre.
Cette mémoire procède de la  Lumière qui, en brisant vos limites, a éclairé votre nuit de vérités immortelles pour vous faire toucher à la beauté, à la grandeur.

 Que feriez vous s’il vous restait un seul jour à vivre ?

Je me suis posée la question et c’est vrai qu’à priori c’est pas facile d’y répondre.

On a ce réflexe mental de  chercher à calculer quelle serait parmi les choses importantes, la priorité n°1, n°2 etc..
Mais quand vous vous posez vraiment la question, que vous vous mettez dans la situation, vous comprenez que c’est pas le moment de vouloir faire le tour du monde en un seul jour.

Vous acceptez de vous laisser guider par votre cœur.

Alors je n’irai pas courir toute la journée c’est sur! les amis !  parce que si il me reste qu’un seul jour , je souhaiterais me rendre disponible, toutes antennes déployées pour ne pas le manquer.

Mais voyez-vous la réponse est venue plus vite que je ne l’aurai imaginée; peut-être parce que je n’avais pas beaucoup de temps.

4 mots seulement me sont venus  à l’esprit, et qui feraient l’objet de ma méditation active du jour de ma mort, 4 mots qui me ressemblent et qui nous rassemblent, 4 mots simples, 4 parole en synthèse,  de pouvoir, de liberté et de paix :

Je suis désolée, pardon, merci, je t’aime

 

Et vous, que feriez-vous ?

 

 

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