Méditation : les 2 voies qui mènent au lac de la tranquillité

Le vin de la méditation

Il y a dans la méditation, quelque chose de vraiment enivrant, de dionysiaque.

Sans doute est-ce du à la sécrétion opiacée d’endorphines dans le cerveau et dans notre corps, aussi grâce  à la respiration profonde, à l’oxygène, cet élément vital à la physiologie de tous les efforts, qu’ils soient physiques ou spirituels.

Au bout d’un moment , on ne peut tout simplement plus s’en passer.

Même si il arrive parfois qu’on s’en écarte, on a tôt fait d’y revenir, surtout si votre soif de « quiétude déifiante » a été  en vous ranimée.

C’est  cette forme d’ ivresse, qui dans la pratique,  vient à un moment donné vous récompenser et  vous encourage à poursuivre, à persévérer.

Et ce qui peut vous demander des efforts au début, devient alors un vrai plaisir.

On sait combien le plaisir est le moteur sensuel de nos désirs et de la plupart de nos actions.

A ses disciples fascinés qui revenaient à heure fixe le visiter, Ramakrishna  disait ceci:

 » Vous êtes comme des paons auxquels on donne quotidiennement et à la même heure une pilule d’opium. On peut être sûr qu’au bout de quelques temps, ils seront obligés de venir au rendez-vous. »

 

Vous me direz que certains trouvent bien d’autres moyens de se tranquilliser l’esprit: les tranquillisants de toutes sortes par exemple, les anti-dépresseurs, l’alcool, la drogue justement sous toutes ses formes, le sport, la nourriture ou le sexe à outrance.

Je vous avoue avoir moi-même fait quelques excès.
J’ai été  une consommatrice régulière de Cannabis sous toutes ses formes.

Ma curiosité m’a poussée plus loin et j’ai expérimenté des psychotropes si puissants qu’une seule prise m’aura suffit pour le restant de mes jours dans cette vie et les suivantes, si il en est.

J’ai fini par en avoir marre des effets secondaires, qui peuvent dans un premier temps vous sembler anodins mais qui, au bout du compte vous pourrissent la vie.

Je ne vais pas rentrer dans les détails. Le but n’est pas de vous faire ici un chapitre sur le sujet.

J’ai pesé  le pour et le contre.  Je réalisais que ces fumerolles de plaisirs accessoires  commençaient à sentir le brûlé  en me coûtant une énergie considérable que je pouvais mettre à profit dans des activités plus constructives.
Je décidais de me soigner et de m’oindre d’ une huile précieuse distillée à coup d’extases dans des œuvres mystiques rares, des sacrés textes.

Je ne vais pas  vous les citer non plus, mais leur grande beauté m’a beaucoup  consolée.

C’est sous leur influence que je me suis ramassée, recueillie.
Je voulais par moi-même  faire la vérification du bien-fondé  de tout cela, en mesurer concrètement les effets.

Ça m’a donné envie d’aller plus loin, de vivre l’euphorie de ces sommets, de me consacrer chaque jour à cette plage  intérieure  de ressourcement et de paix face à l’infini des possibilités.

A l’inverse de  toute forme de dépendances pour lesquelles à  la fin, il nous faut payer le prix très cher, c’est au début que la méditation coûte beaucoup.

Mais au final, quel que  soit le moyen, il s’agit toujours de se mettre bien,  de sortir des souffrances, des frustrations et retrouver cet état de bien-être, cette  grande détente, qui même sans qu’on le sache, reste inhérente aux sphères et à la nature elle-même de l’Esprit.

Des 2 voies qui mènent au lac de la tranquillité du mental

 

  1.  La première est  la plus facile et de ce fait, sans doute aussi la plus fréquentée, mais pas la plus avantageuse en terme d’aboutissement  et de conséquences.

« Le drogué dévie  de l’expérience du Soi dont il a eu un reflet à travers la prise de toxiques ».

Il goûte dans une espèce d’irisation psychique et éphémère à l’arrêt du mental, un nirvana artificiel qu’il  va chercher par tous les moyens à reproduire pour revivre cette sensation de bien-être et de profond détachement.

Au bout du compte, les dépenses énergétiques sont exorbitantes, préjudiciables pour la santé, provoquant  désordres en tout genre, avec des répercussions désastreuses dans tous les domaines de l’existence.

A l’inverse des comportements compulsifs toxiques  et énergivores,

            2. La deuxième  voie est plus exigeante.
C’est aussi celle la moins fréquentée.

Elle demande d’approfondir, d’appréhender et de comprendre ce qu’est le mental, de l’apprivoiser. Ceci afin que nous ne  soyons pas  dans le refoulement des souffrances ou des émotions mais bien dans la compréhension des processus qui finissent par être distancés et transcendés.

Le mental devient yin, passif et totalement réceptif.

Au lieu d’être un instrument de surface et de toutes les complications, en même temps qu’il s’ouvre de l’intérieur et se divinise  en quelque sorte, il est nourri, éclairé et inspiré des plus hautes dimensions ou réalités de la conscience cosmique.

 C’est une pure merveille  bénie des dieux et des hommes dans la nature que de pouvoir émerger dans des sphères plus élevées, de s’unir à Dieu lui même silencieusement,  et l’espace d’un éternel instant, n’être plus qu’un sourire, une ouverture hors du temps.

C’est une expérience prodigieuse !

C’est pour le moins déstressant, et à ma connaissance , y a pas plus profondément ressourçant que d’aller à sa propre source.

Je ne vous dis qu’on y arrive  du premier coup, ni même à tous les coups, surtout  à nos débuts.
Mais çà vaut le coup de s’exercer …

A lire les 5 étapes pour réussir

Toujours est-il que sur le plan médical comme d’un point de vue spirituel, le simple fait de pouvoir créer son bien-être naturellement par soi même,  savourer gracieusement le vin de l’Esprit sans aucun produits, peut garantir notre saine autonomie vis à vis de toutes formes de dépendances, jusqu’à celle fondamentale qui nous pousse à rechercher le bonheur à l’extérieur.

Par la méditation élargir sa coupe

 

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, élargir ma coupe , me préparer à  donner mieux dans la vie  pour recevoir plus de la vie est au programme du voyage dans cette existence; chemin auquel  je ne peux déroger au risque de me perdre en déconfitures,  ou alors trouver quelque exutoire peu propice  à la pleine expression de mon potentiel d’être.

Alors prenez-soin de vous, consacrez chaque jour de votre énergie et de votre temps à  créer et à vous installer dans cet espace intérieur de liberté.

Je ne peux simplement pas vous décrire  ce que vous devez  y découvrir par vous-même.

Je peux seulement vous dire que vous vous y préparerez  à recevoir  toute l’aide, sous différentes formes, dont vous pourriez avoir besoin dans la situation qui est la vôtre.

Vous devez juste choisir de vous ouvrir, de vous offrir, d’avoir  confiance, d’ autoriser, de permettre à Cela qui n’a pas de nom de vous combler.  Vous en faites partie !

Bonne méditation à toutes et à tous  !

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3 réflexions sur « Le vin de la méditation »

  1. Merci pour vos écrits qui résonnent en moi.
    j’ai arrêté le cannabis très récemment et me sens beaucoup plus en phase avec les autres et avec moi. mais je suis encore dépendante du tabac, et « ces fumerolles de plaisirs accessoires commencent à sentir le brûlé  » avec mes bientôt 40 ans de fumée!
    Je pratique le Kundalini yoga depuis un an qui m’apprend à respirer mais je n’arrive pas à sortir de ma tabagie.
    Peut-être pourriez vous me guider puisque vous l’avez vraisemblablement vécu.
    J’habite dans le Gard à Montfrin, près de Remoulins.
    Au plaisir de vous lire ou de vous rencontrer.
    Marie-Claire

    1. Merci beaucoup Marie-Claire pour votre témoignage
      et bravo, continuez vous êtes sur la bonne lancée.

      soyez douce avec vous mêmes et n’allez surtout pas culpabiliser,

      Je vous comprends dans votre difficulté avec le tabac.

      A propos de la nicotine et contrairement aux idées reçues sur ce sujet,
      En 3 jours d’arrêt seulement la nicotine est éliminée de notre organisme;

      Ce qui met en évidence l’aspect essentiellement psychologique
      de cette dépendance.

      une fois passé le cap des trois jours, il y a cette nécessité d’adopter des stratégies
      appropriées afin de rompre le cercle vicieux du câble neuronal renforcé, d’une vieille habitude, d’un automatisme nourrie pendant de longues années et derrière laquelle aussi se cache le plus souvent un besoin qui n’est pas comblé et tous les aspects annexes qui bloquent notre réponse à ce besoin ; comme le manque d’estime de soi, de confiance en soi,et tous les traumas bien sur qui nous ont conduit à éviter les souffrances, au repli sur soi tout ceci reste en lien, à notre relation à nous mêmes, aux autres et au monde.

      ce que j’entends par là, c’est que l’ excès de tabac ou de toute autre chose d’ailleurs n’est pas un problème isolé et constitue un symptôme, le signe d’un déséquilibre, d’un vide quelque part.

      On a tendance naturellement à compenser.

      Mais à chaque envie de fumer, au lieu d’automatiquement suivre cette envie, je me pose quelques secondes, minutes,et en fermant les yeux, en respirant profondément, je me rappelle à ce qui en moi me comble au delà de toute attente, l’envie de fumer est transmutée en quelque chose d’autre.

      Je ne la suis pas, je la regarde passer.

      Vous pouvez aussi essayer l’EFT, vous pouvez traiter chaque envie de fumer qui vient vous hanter au coup par coup.

      J’ai testé, ça marche.

      Cherchez dans google à Eft et tabac.

      mettez en application quotidiennement au minimum pendant 21 jours consécutifs, mémorisez le protocole et vous pourrez le personnaliser ensuite.

      Votre envie de fumer peut littéralement se volatiliser.
      ça vous permet aussi de poser une action symbolique de votre intention et vous pourrez tout au moins réduire votre consommation de tabac, en devenir la gestionnaire, la décisionnaire et
      non plus la victime;

      Si il y a bien une chose que nous devrions dans ce cas remette toujours à plus tard, au lendemain, c’est de suivre systématiquement certaines de nos envies.

      J’ai personnellement arrêté aussi le café; augmenté ma consommation de fruits frais c’est le moment. et d’eau bien sur.
      J’ai repris la natation aussi.

      je ne sais pas si vous travaillez, mais dans le cas contraire et même dans tous les cas, vous pourriez vous coller à une activité de groupe, associative ou créer un cercle de soutien.

      Pratiquez une activité physique régulière et trouvez un art manuel qui vous fait envie, le dessin , la poterie, la peinture, sculpture, couture etc…

      En vous souhaitant un bel été, Marie-Claire, rempli d’une kyrielle de bonnes choses qui sont prêtes pour vous. Préparez-vous à les recevoir

      Bien à vous

      Marina

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