Mental : puissance d’illusion, puissance de réalisation

 

Le mental un système énergétique d'exploitation

 

Quand on a compris l’impact de la dimension mentale sur notre condition humaine, ça vaut la peine de mettre le mieux possible en lumière à la fois ses pièges, mais aussi ses plus hautes fonctions créatrices, afin que notre existence, attachée aux troubles des transports ordinaires de notre psychologie, ne s’atrophie pas dans l’ignorance et par l’action de l’ego dans la masse brute des phénomènes matériels et mentaux qui nous traversent.

Ces phénomènes, en dépit de leur impressionnante machinerie, ne représentent qu’un grain de poudre dans l’infinité de l’esprit.

 C’est là que  « l’imagination est de loin plus importante que le savoir » dit Einstein

Mais avant d’aller plus loin, c’est quoi au juste le mental ?

Mental et cerveau

On  a longtemps fait cet amalgame entre cerveau et mental parce qu’on sent le mental par notre tête, comme une réponse ou conséquence de  l’activité cérébrale.

Aujourd’hui encore, la conception matérialiste persiste selon laquelle la conscience, les émotions et la pensée seraient des secrétions du cerveau.

C’est relativement vrai et absolument faux.
Disons que cela nécessite de remettre les choses à leur juste place dans le bon ordre.

Si pour faire l’expérience de la conscience, le cerveau physique tient un rôle capital, la conscience n’en est pas plus pour autant un dérivé du cerveau.

Des témoignages nombreux et recherches plus ou moins récentes  sur les expériences proches de la mort , N.D.E, ou plus simplement dans le yoga du rêve, dans l’expérience onirique et de sortie consciente hors du corps physique ont largement démontré que la conscience et la dimension  mentale ne peuvent  en aucun cas, se limiter, être assimilées à l’organe physique et complexe de la boite crânienne; et ce même si la conscience et le mental utilise le cerveau en permanence.

Pendant que le cerveau reste dans le corps assis ou allongé, recevant les impulsions du mouvement, témoignant de l’activité correspondante, la conscience et le mental  voyagent dans le temps et dans l’espace  sur de grandes distances, capable d’aller chercher des informations, concernant des situations passées, présentes ou futures.


Le mental : un système énergétique d’exploitation

Bien que la comparaison qui va suivre comporte ses limites, elle a l’avantage d’une carte mentale, celui de la schématisation.

Le cerveau est l’organe physique principal du système nerveux central qu’on a pris l’habitude de comparer à un ordinateur.

Dans ce même esprit, je vais pousser l’analogie informatique, et en terme de matériel, rapprocher l’encéphale plus précisément de l’unité centrale.


Mais à quoi peut bien servir une unité centrale avec son processeur, sa mémoire vive, ses composants et tous ses contrôleurs sans les autres périphériques matériels comme l’écran , le clavier, la souris, les hauts parleurs qu’on peut associer aux organes des sens?

Mais le plus important à quoi sert une unité centrale avec tous ces périphériques internes ou externes sans système virtuel d’exploitation qui tourne en permanence ?

un système à travers lequel de nombreux processus « virtuels » du traitement de l’information sont pris en charge ;capable d’offrir un éventail de services et de possibilités interactives, dans la commande aussi ou la création d’applications spécifiques ou personnalisées.

 

Sans lui, l’organe complexe aux 100 milliards de neurones, ne peut être utilisé, ni exploité. Quand on voit le nombre de neurones qui ne servent pas, on peut imaginer que nous n’avons pas exploré toutes les possibilités.

A la question de Futura-Sciences : «  Pourrait-on un jour numériser la conscience ? »
Je vous propose d’écouter ici la réponse en 4m36 de Jean-Claude Heudin directeur du laboratoire de recherche de l’I.I.M Institut de l’Internet et du Multimédia.

Comment faire du mental l'allié de notre liberté

Quand la fonction crée l’organe

 

Certains parlent de l’adaptabilité du cerveau mais c’est la ductilité du mental qui permet la création de nouvelles connexions neuronales dans le cerveau.

La preuve en est qu’une personne peut percevoir la vie, les choses et le monde d’un point de vue figé, sans jamais le remettre en question parce que le mental est comme fossilisé dans un schéma qui se traduit par l’utilisation toute une vie durant, des mêmes circuits neuronaux.

 

Le cerveau n’existe que dans sa relation à l’ensemble des processus d’une machine virtuelle englobante qui en exploite les ressources, qui l’utilise à travers un jeu de réseaux interactifs.


La pensée et l’intellect sont des fonctions mentales, l’imagination est une fonction supérieure du mental.

Si la nature du cerveau est électro-biochimique, la nature du système virtuel mental d’exploitation est énergétique. On n’est pas vraiment dans la même dimension.


Mais sans cette interface, rien ne peut être traité, configuré, ni élaboré ou modifier à partir des mémoires et des ressources ainsi que des données provenant des échanges et interactions avec l’environnement interne ou périphérique.

En conséquence de quoi, on peut affirmer que le mental utilise, exploite le cerveau, et non l’inverse.


C’est comme pour l’Âme et le Corps : on peut sentir l’âme dans le corps, presque comme un dérivé de ce corps, mais en fait c’est exactement l’inverse, c’est le corps qui est un dérivé de l’Âme.

Devenir maître de ses processus

 

La dimension mentale formerait ce plan situé à la frontière, entre le monde physique, matériel et la dimension spirituelle.

 

A partir de ce plan, la possibilité d’évolution, d’auto-réalisation existe, mais sans science et sans conscience, l’auto-illusion et limitation est quasi-permanente parce qu’il génère cette matrice artificielle d’impressions assiégeante.

 

Le système naturellement conditionné à travers les 5 sens physiques impressionne et câble automatiquement le cerveau à la projection du film de surface. Ce qui nous confine dans un circuit basique de fonctionnement, conférant à la vie et aux choses un caractère mécanique et superficiel sans l’expression d’une réelle volonté créatrice.


Un choc, une prise de conscience est souvent nécessaire pour commencer à apprendre à devenir indépendant du système et de ses créations, des besoins factices, des fausses valeurs, et des problèmes d’aucune utilité pour libérer l’esprit du connu dirait Krishnamurti.

Le processus d’identification aux circonstances de la vie physique et matérielle est tel, qu’il empêche de révéler à la fois, le vrai potentiel de l’équipement matériel à notre disposition, mais aussi la vraie puissance d’exploitation de ressources virtuelles plus profondes à travers des fonctions plus avancées, évoluées de l’interface qui restent à l’état latent.

Et tant qu’on n’est pas passé maître-utilisateur-machine, on est l’esclave, l’instrument assimilé du système dont on subit les mécanismes.

Sous l’emprise de l’Ego, le mental accroche n’importe quel objet, pensée, parole, ressenti, même une virgule, pour vous emberlificoter l’énergie dans l’engrenage de réactions en chaîne. On est scotchés au conditionnement du rez de chaussée, qu’on a pris l’habitude d’appeler « la dure réalité ».

Si il n’est pas consciemment orienté au service du Divin dans l’expérience humaine de la matière, c’est le mental égotique qui impacte directement le système nerveux, l’énergie vitale, l’équilibre du corps physique et du centre émotionnel.

On parle alors de stress, de burn-out, de frustration, de dépression, et de prison mentale.

Le mental au service du bien-être

 

Comment entrainer le mental au bien-être

Comme les choses sont bien faites, on peut se soigner en y mettant de la bonne volonté. On peut le diriger en le soumettant à un régime spécial vitaminé pour le faire décrocher de ses limites.

Et pour changer, au lieu de se faire embarquer par lui, c’est nous qui allons l’entraîner.
On le sort de sa zone de confort pour en faire l’allié de notre libération.

Il a d’abord un mouvement de recul, mais en lui offrant chaque jour des moments de relaxation, on lui fait prendre de la profondeur.

On le soumet en lui donnant le goût des espaces intérieurs et des plages contemplatives. On l’aère, on le dépoussière, et tout le monde en profite.
Tout l’organisme, notre cerveau peut prendre des vacances dans ces instants divins d’éternité où l’ego aussi plie momentanément bagage.

Nous pouvons alors le rendre vraiment efficace à toute fin utile, même agréable, dans l’organisation de notre vie physique et matérielle mais aussi propice à l’organisation de notre psyché dans le développement de notre vie intérieure, de nos talents spirituels.

En lui procurant des aliments choisis de grande valeur spirituelle, favorisant l’élargissement des vues, de regard sur les aspects supérieurs de la vie, sur le respect authentique sans jugement, dans la lumière de la compréhension, il devient l’outil perspicace de la sagesse, du discernement. 

 

  • Dans le choix de nos lectures, de nos sujets d’étude comme des objets de notre attention, nous le tenons au service et à la construction de ponts vers ce qu’il y a de plus essentiel dans notre expérience humaine, sensuelle et matérielle, l’essence profonde et spirituelle de la Vie.

 

  • Le rendre favorable à la connexion et à l’expérience inter-dimensionnelle d’un arrière-plan plus subtil.

L’ascension vibratoire et l’état mental unifié

L’état méditatif peut devenir une seconde nature pour que surgisse spontanément cet espace de contact entre l’âme le corps destiné ultimement à lui servir de passage favorisant sa fonction médiatrice du Divin en permettant l’infusion subtile des faisceaux de la conscience cosmique.

Pour celles et ceux qui sont appelés à le vivre, les conditions actuelles permettent l’aisance naturelle d’un calme large solidement ancré où la médiation, la méditation reste infuse dans toute activité sans qu’aucune ascèse particulière ne soit plus nécessaire.

Ceux-là n’ont pas besoin de croire.
Ils éprouvent. Il vivent. Il entendent et ils voient.

Le mental intérieur devient ce canal libre d’écoute spontanée, le miroir net où peuvent se refléter sans rides des vérités, des informations comme de claires instructions en provenance directe des parties omniscientes de notre Être, car la chambre secrète du silence en arrière-plan est ductile, vulnérable à la vastitude de l’instant, à l’inconnu.

 

La dimension mentale correctement purgée peut enfin servir de pont au lieu de prison, et on ne peut qu’être qu’émerveillé devant tant de géniale maestria qui n’a rien laissé au hasard en intégrant à son code-source, l’instruction de cette possibilité qui a frayé la voie.


C’est une clé des champs dans la beauté mystérieuse, absolue mathématique de la Création.

Mais savoir qu’elle existe ne sert à rien et l’utiliser n’est pas quelque chose d’automatique parce qu’elle appartient à une dimension qui, pour être fonctionnellement disponible, nécessite au début un amorçage initiatique, un acte de pouvoir fondamentalement créateur, révolutionnaire.


Et voilà notre système d’exploitation transmuté en véhicule intemporel, notre interface en portail inter-dimensionnel.

C’est là que commencent les pérégrinations de l’homme et de la femme intérieures.

Que le mental devienne ce cocher, serviteur fidèle dont l’attention et la vigilance d’action permet l’aisance et la grâce du don sacré d’une vie intérieure qui voyage, à l’écoute du Divin.

PS/ Les fontaines du paradis

Arthur C. Clarke, célèbre auteur de science fiction et visionnaire, considère dans son roman « les fontaines du paradis » que le niveau de technologie et la capacité de voyager dans l’espace inter-stellaire, hors du système solaire d’origine, est conditionné par le niveau de Conscience des civilisations.

La réalité avec le temps rattrape les meilleurs romans d’anticipation.

Parce que dans cette accélération vibratoire que nous vivons, la fusion spirituelle et inter-dimensionnelle sans déchets n’est plus pour certains un projet, mais un fait qui a pour conséquence l’élévation de toute l’humanité parce qu’un nouveau palier de conscience a été franchi.

Et c’est la raison pour laquelle  la science  progresse aussi plus vite. Bien que la conception matérialiste de l’ancien paradigme résiste en neurologie de surface, l’astrophysique prend la main de ce qui la dépasse et qui soutient  secrètement son propre avancement à travers des mentaux supérieurs intuitifs mettant au goût du jour des idées de raccourcis et de vortex spatio-temporels.

Ils ont parfaitement conscience que pour développer de telles idées, ils ne peuvent plus s’encombrer des limites de la  propulsion chimique des vaisseaux actuels, ni même de celle de la vitesse de la lumière qu’ils envisagent donc d’approcher avant de la dépasser  » en utilisant l’énergie produite par l’annihilation de la matière et de l’anti-matière » propose Stephen  Hawking.

Cela était inconcevable dans l’esprit scientifique de certains, il y a quelques années seulement.

Je ne sais pas vous, mais cette avancée me met en joie, et j’espère un peu avec vous l’avoir partagée.

 

Si l’article vous a plu, vous êtes libre de vous exprimer et de partager  Merci.

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